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L' A.R.M.R.E.L.
et les Sentinelles de la Mémoire

Notre objectif principal est la collecte de témoignages et de documents relatifs
aux actions de Résistance dans le département et à leur contexte.

Ce site se propose de refléter une partie de nos activités.

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- ACTUALITE -

- 11 Mai 2020 -

C’est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons la disparition de deux amis. En ces temps étranges qui bousculent le calendrier du 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, ce sont deux combattants, acteurs de la Libération de Paris en août 1944.

Le général de corps d’armée Michel NOEL du PAYRAT s’en est allé le 5 mai 2020. En 2010, il nous faisait l’amitié de dévoiler la plaque en hommage au lieutenant MARTINET, tombé devant le Palais du Luxembourg le 25 août 1944. Ce même jour, à l’instar de Louis KILBOURG, de Gaston BONNARD, le jeune Michel NOEL du PAYRAT, 18 ans, entrait dans Paris.

Cécile ROL-TANGUY s’est éteinte le 8 mai 2020 à son domicile de Monteaux (Loir-et-Cher) à l’âge de 101 ans. Nous étions ensemble membres de plusieurs associations dont Mémoire Vive ; Cécile était la fille de François LE BIHAN, déporté à Auschwitz par le Convoi des 45.000. L’histoire de Cécile LE BIHAN est indissociable de celle de son époux, Henri TANGUY, le Colonel ROL, disparu en 2002. Après quatre années de clandestinité, 18 août 1944, ROL lançait l’insurrection parisienne ; l’appel avait été tapé par Cécile le matin même.

Deux témoins nous ont quittés ces dernières semaines ; Guy BAZILLE le 22 mars 2020 et Jean-Jacques CHENU le 27 mars 2020. Leur aide, leurs souvenirs, les documents échangés nous ont beaucoup apporté sur plusieurs de nos enquêtes. Nous continuons à les en remercier.

- 12 Mars 2020 -

Nous apprenons le décès de Cécile GIRARD le 5 mars 2020 à l’âge de 95 ans. La famille GIRARD participa activement à la lutte contre l’occupant en hébergeant notamment Georges LEGER, un des hauts responsables de la résistance F.T.P. dans le département et au-delà. Cécile, modeste agent de liaison, s’était aussi chargée de retoucher un manteau pour « Paul ».
Des décennies plus tard, elle conservait fidèlement la photographie d’identité de son chef, avec « son » manteau.

Nous avions beaucoup de respect pour cette dame de caractère qui veillait à transmettre la mémoire de cette époque. Elle nous apporta son aide à plusieurs reprises avec une gentillesse et une simplicité à la hauteur de ses convictions. Nous ne l’oublierons pas.

- 3 Février 2020 -

Portrait de Louis KILBOURG

Nous apprenons le décès de Louis KILBOURG, à quelques jours de ses 94 ans.

Louis KILBOURG parlait peu de ses états de service : agent de liaison du réseau Hunter Nord, engagé volontaire au 1er R.M.T, il aura aussi été un témoin d’exception.

- 28 Janvier 2020 -

Montage photographique

Le 27 janvier 1945, vers 15 heures,
les troupes soviétiques découvraient
les camps d’Auschwitz-Birkenau.
75 ans plus tard, à travers l’histoire de Sylvia LANDAU,
les Sentinelles de la Mémoire continuent d’entretenir le souvenir.
« Qui connaît Sylvia ? »
est devenu cette année un support pédagogique utilisé
pour l’élaboration de scénarios de bande dessinée
au sein des ateliers de la Maison de la BD à Blois (Loir-et-Cher).
-
Un jour, peut-être, un jour, sûrement,
Sylvia aura de nouveau un visage.

- 1er Janvier 2020 -

Carte de voeux

- 5 Novembre 2019 -

Couverture de l'album

Le Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure publie en ce mois d’octobre 2019 et à l’occasion des commémorations des fusillades d’octobre 1941 un album de bande dessinée intitulé « Immortels », réalisé par Camille LEDIGARCHER et Gaëlle RICHARDEAU avec une postface signée d’Odette NILES.

Extrait de l'album

Le camp de Voves y est évoqué, lors du transfert des internés de Châteaubriant

« Rien n’est plus vivant qu’un souvenir »
Federico Garcia Lorca

Nous apprenons avec tristesse la disparition de Gaston BONNARD qui s’est éteint le 19 octobre 2019 à l’âge de 94 ans.

Portrait de Gaston BONNARD

Gaston BONNARD rejoint le maquis de Saulnières à l’été 1944.

Le 11 août 1944, il participe avec une poignée de ses camarades à l’attaque d’une unité allemande à Neuville-les-Bois. Tous animés de ce courage qui caractérise alors cette jeunesse éprise de liberté, ils ignorent la puissance de feu et le nombre des adversaires.

Quand ils le découvrent, il est déjà trop tard. Les hommes de la 9e Panzerdivision SS Hohenstaufen sont eux des plus prompts à réagir : quatre des jeunes résistants sont tués dans le bref affrontement qui s’ensuit, cinq autres sont capturés puis exécutés. Deux sont fusillés à Escorpain et trois sont pendus à Neuville sous les yeux de la population rassemblée.

Enfant du cru, Gaston BONNARD parvient à s’échapper grâce à sa bonne connaissance du terrain. Deux semaines plus tard, il est de la colonne qui entre dans Paris et participe aux combats pour la prise du Palais du Luxembourg. Enfin, engagé au Premier Bataillon d’Eure-et-Loir, il est dirigé vers les fronts de l’Atlantique ; Royan et la Pointe de Grave.

Rencontré à de nombreuses reprises, Gaston BONNARD aura été pour nous un bien précieux témoin. Mémoire vivante de ses camarades disparus, il racontait sans jamais se mettre en avant la tragédie de Neuville ; assistant fidèlement aux cérémonies commémoratives. C’est également grâce à lui que nous avons un récit très détaillé de la mort du lieutenant MARTINET le 25 août 1944.

Plus qu’un sincère remerciement, nous lui devons une part de notre mémoire commune.

- 6 Juin 2019 -

Il y a 75 ans, 6 juin 1944 à Ouistreham

Au matin du 6 juin 1944, 176 fusiliers marins commandos sous les ordres du commandant Philippe KIEFFER participent aux opérations de débarquement en Normandie et investissent le secteur de Ouistreham.

Raymond FLESCH – Stèle à Ouistreham
Raymond FLESCH – Stèle à Ouistreham

L’un d’eux se nomme Raymond FLESCH. Natif de la Sarthe, il a 24 ans ; il s’est engagé dans les Forces Navales Françaises Libres en 1943. Il est un des premiers tués du commando, sur la plage, dans les premières minutes. Sa mémoire est entretenue à Ouistreham, ainsi qu’à Courville-sur-Eure où son nom figure sur le monument aux morts.

- 6 Mai 2019 -

Nous apprenons la disparition de Gaëtan BRICE à l’âge de 95 ans. Fraîchement diplômé de l’Ecole Estienne à Paris, Gaëtan BRICE fréquente régulièrement Auneau où il a des attaches familiales. En novembre 1943, il est recruté par Désiré KLEIN pour faire partie du groupe de résistance d’Auneau-Denonville. Il participe à plusieurs actions de sabotage, à la réception de parachutages, aux combats pour la libération de Nogent-le-Rotrou, Chartres puis Paris. Il intègre le 1er Bataillon d’Eure-et-Loir et envoyé en février 1945 sur les fronts de La Rochelle et Royan.

Portrait de Gaëtan BRICE

Depuis ses lointaines Pyrénées, nous avions beaucoup échangé avec Gaëtan BRICE qui était une source précise d’informations. Il portait sur cette période un jugement très lucide, empreint de fierté et de désillusion.

En 2007, il nous adressait Souvenirs… Souvenirs…, le récit de ses années de guerre. Nous ne l’oublierons pas.

Le 19 mai 2019, à partir de 9h30, à Voves, se dérouleront les cérémonies du 75e anniversaire de la Grande Evasion et de la liquidation du camp.

Photomontage wagon et ouvrage

C’est l’occasion de souligner un autre événement d’importance avec la sortie tant attendue d’un ouvrage consacré au camp de Voves et intitulé sobrement Voves, 1942-1944, un camp en Eure-et-Loir ; Etienne EGRET en est évidemment l’indispensable cheville ouvrière.

Le 27 mai 2019, à Angicourt (Oise), le groupe scolaire portera officiellement le nom de Lucienne FABRE-SEBART, honorant notre chère Michèle.

Portrait de Lucienne FABRE-SEBART

En parallèle, L’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance de l’Oise s’apprête à lui dédier une plaquette souvenir à laquelle nous nous associons.

Prochainement, un article sur le parcours de mémoire de Chavannes, inauguré ce 1er mai 2019.

Mémorial de Chavannes

- 30 Mars 2019 -

Il y a 75 ans, dans l’après-midi du 30 mars 1944,
31 résistants étaient fusillés au Mont-Valérien.

Photo portraits des fusillés

Victimes des vagues d’arrestations qui frappent durement la Résistance au cours de l’hiver 1943-1944, ils sont d’abord détenus à la prison de Chartres puis transférés à Fresnes dans la nuit du 7 au 8 mars 1944. C’est au sein de cette prison qu’un tribunal militaire allemand, réuni du 13 au 15 mars, décide de leur condamnation à mort.

Ils s’appelaient Pierre BOUTIER, Roger CALBRIS, Marcel CARTRON, Maurice CLERET, Gilbert DAMAS, François DARGENT, Jean DELORME, Maurice DUMAIS, Paul ESPERET, Élie GALLOU, Albert GAUTIER, André GILLET, Joseph GIRARD, Spada GIRARD, Maurice HONORE, René LE GALL, Bernard LEGER, Pierre MARTIN, Maurice PELTIEZ, René RION, Marcel ROBLOT, Pierre SADORGE, Noé SADORGE, Omer SADORGE, Roger SAGET, Jean SALIOU, Louis SAVOURE, Pierre SEDILLOT, Edmond SIGNORET, Jules VARIN, Clovis VIGNY.

- 5 Mars 2019 -

Le 10 mars 2019, Sylvia LANDAU aurait eu 90 ans…

Photo montage

Victime de la rafle du 23 février 1944 qui toucha l’ensemble du département d’Eure-et-Loir, Sylvia LANDAU est arrêtée avec son grand-père, Elie SCHWARTZMANN, à Prouais, dans la maison qu’ils occupent non loin de l’école du village. Ils sont dirigés sur la prison de Chartres puis au camp de Drancy.
Sylvia LANDAU est déportée à Auschwitz le 9 mars 1944, avec son grand-père, son grand-oncle, Abraham LEIB et sa grand-tante, Rebecca CHAMANOVITCH, de Savigny-sur-Orge (Essonne).
Tous sont gazés à l’arrivée.

Aujourd’hui, 75 ans après, qui connaît Sylvia ?
« Moi,
Moi qui suis ici où Sylvia est aussi,
Moi qui n’oublie pas
qui était Sylvia ».

Les initiatives de l’Association, et notamment la cérémonie du 25 avril 2010, ont abouti à l’installation d’une plaque sur le monument aux morts de Prouais.

Plaque sur le monument aux morts de Prouais

- 5 Mars 2019 -

Il y a 75 ans, le 21 février 1944, 22 membres du « groupe MANOUCHIAN » étaient fusillés au Mont-Valérien. Les Strophes pour se souvenir de Louis ARAGON, mises en musique par Léo FERRE et devenues L’Affiche rouge les ont fait entrer dans la légende.
L’un d’eux s’appelait Georges CLOAREC ; il était natif d’Eure-et-Loir.

L'Affiche rouge Portrait de Georges CLOAREC

- 1er Janvier 2019 -

Carte de voeux

L’année 2018 s’est achevée avec un bilan bien constructif.

D’heureuses rencontres, des dossiers qui progressent, quelques découvertes et quelques énigmes résolues. Nous avons été peu présents sur le site mais loin d’être absents de la toile en participant à plusieurs articles et en apportant un éclairage à quelques partenaires. Nous sommes repris et cités dans plusieurs publications ; certaines développées par des universitaires.

Beaucoup d’amis nous ont quittés au cours de cette année ; leur souvenir restera présent et leur esprit continuera de nous accompagner.

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